mardi 28 juillet 2009

Entre deux mondes...



À partir du mois de novembre 1995, j'ai subi une transformation. Je suis passée d'adolescente à jeune adulte avec tous les bons et les mauvais côtés qui accompagne chaque moment charnière dans une vie.

Je me suis accrochée à ce nouvel amour que je ressentais et j'y ai mis tout ce qu'il y avait de bon en moi. J'ai cessé de prendre de la drogue, du moins je n'en ai pris que très rarement. À la mi-novembre, David a pensé me quitté puisque ma situation familiale n'était pas des plus facile à vivre. Pour la première fois de ma vie j'ai supplié à genoux. J'ai supplié parce que je crois qu'à ce moment je savais déjà que s'il me quittait je perdrais le maigre espoir que j'avais de vivre un jour une vie normale.

Au mois de décembre, je suis entrée dans une période sombre. Chaque jour apportait une nouvelle engueulade avec maman. C'est à cette époque où j'ai commencé à lui dire que je voulais partir. Je voulais demeurer seule, loin d'elle et de cette vie difficile qu'elle m'offrait.

Le 23 décembre 1995, j'ai décidé de mourir. Je crois que je n'avais jamais ressenti une telle douleur. La souffrance m'a fait prendre la mauvaise décision. Maman était encore à l'hôpital et David est venu me visiter. Si je voulais mettre mon plan à exécution, je devais quitter David et le mettre à la porte. Nous nous sommes un peu disputés, je crois qu'il savait ce que j'avais l'intention de faire et il trouvait injuste le choix que j'avais fait.

Je me suis approchée de lui et je lui ai crié : " Tu comprends pas que... je pars avec toi..." Je n'ai pas souvent pleuré comme ça dans ma vie. J'ai fait un choix important à ce moment là, j'ai choisis de vivre.

Je suis donc partie avec lui, chez sa mère dans la Beauce, pendant une semaine. Ensuite il m'a aidé à louer une chambre. Il a pris soin de moi et m'a appris que la vie pouvait être belle.

Avec les années est arrivée la maturité. Dans mon cœur j'ai longtemps entendu la Michou de 18 ans pleurer, cachée quelque part au fond de moi. J'ai donc écrit à cette Michou en larme, en espérant qu'elle se sente moins seule, qu'elle soit moins effrayée par la vie...

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